dimanche 6 décembre 2009, par Sens dessus dessous asbl
Sortir du nucléaire, sortir de la télévision, sortir d’en vouloir plus... sortir de sa maison. Quelques pistes de réflexion pour les longues soirées d’hiver.
Quand l’option du nucléaire civil a été adoptée, quelques hommes ont lancé un défi à l’Humanité entière. Produire de l’électricité avec la plus grande efficacité possible. La levée de bouclier écologiste qui a accompagné l’essor de cette technologie n’a pas suffi à conscientiser les masses quant aux dangers inhérents au nucléaire.
Le principal défi lié au nucléaire est la gestion des déchets, les scientifiques étaient censés trouver le plus rapidement possible une solution. Il n’en est rien après 40 ans de "recherches", Les premières années du nucléaire ont amené l’enfouissement ou l’immersion de matières radioactives un peu partout dans les campagnes, les lacs et la mer. Cette gestion catastrophique, dénoncée par Greenpeace, nuit à notre environnement dans une mesure telle, qu’on ne peut en mesurer immédiatement tous les effets.
Résister individuellement passe par une consommation moindre, en inventant des solutions propres à chacun : autoproduction et gestion rationnelle de la consommation électrique.
Quand la télévision est apparue dans les foyers, on aurait pu espérer en l’arrivée d’un outil génial de transmission de la culture, d’éducation et d’information. Après cinquante ans d’existence, la lucarne magique s’est transformée en poubelle, superbe outil de nivellement par le bas, de désinformation et de frustration.
Des millions de zombies décérébrés s’embrigadent quotidiennement devant des émissions lamentables, des publicités qu’ils financent par leur consommation et des journaux télévisés dignes de l’époque soviétique. C’est l’aliénation totale, pire que l’assomoir de Zola.
Quand le téléphone est apparu, merveilleux outil de communication, le monde a pu tourner encore plus vite. Joindre par la parole n’importe qui n’importe où, n’importe quand n’était plus un rêve.
Aujourd’hui apparait une nouvelle espèce d’homme : l’homo gsmicus, pourvu d’un appendice électronique, il entend bien être joignable constamment, relié à un réseau de semblables, qu’il peut contacter en permanence. Il arrivera, au prix d’efforts conséquents à épuiser son forfait de 10.000 sms par mois, quitte à écrire n’importe quoi ou parler pour ne rien dire.
Si la civilisation capitaliste va droit dans le mur, c’est avec une énergie qui fait plaisir à voir, un beau dynamisme, une volonté hors du commun, une vraie relation win-win avec l’apocalypse et une insouciance juvénile.
Tous les outils créés par l’homme sont un jour ou l’autre détournés de leur fonction première pour devenir des armes, des gadgets ou du poison. Changer cette attitude passe par l’éducation et la réflexion. La route est longue, mais il est encourageant de se mettre à l’ouvrage quand on voit le travail à accomplir pour améliorer le monde.
Ces réflexions peuvent s’appliquer à l’argent, la voiture, la propriété, la propriété intellectuelle, internet, l’informatique, les animaux de compagnie, les médicaments et à une kyrielle de choses.