dimanche 11 octobre 2009, par Sens dessus dessous asbl
Il existe quelque part sur cette terre, des logiciels dits libres, qui fonctionnent, et dont la raison d’être ne se résume pas à pomper de l’argent aux utilisateurs. Cette information exclusive© fait suite à la découverte par notre confrère « candide », du début de l’infinité®, aux abords de Huy.
Commençons donc ici par souligner le caractère rigoureux, discret et méticuleux du travail d’investigation mené par mon confrère « candide », qui a permis d’aboutir à la découverte du début de l’infinité®, aux abords de Huy (c’est en Belgique pour les lecteurs de l’étranger).
Mais rien à voir ici, rentrons dans le vif du sujet.
Nous réalisons de plus en plus d’opérations sur internet avec notre navigateur (recherches, paiements, courriers, vie privée, boulot). Il n’est pas raisonnable de confier ces informations à un navigateur propriétaire, dont le code est caché, tel « Internet explorer ». Confieriez vous tout ça à Nestlé ou à Monsanto ou à Total ? C’est pourtant ce que nous faisons avec les logiciels propriétaires dont Microsoft.
Il existe de nombreux navigateurs (des remplaçants d’Internet explorer) libres comme « Firefox ». Voir ici une liste sur Framasoft
Les logiciels propriétaires, Windows, Photoshop, Adobe Flash Player, Word, Exell, les logiciels Apple, etc, même s’ils sont parfois (rarement) gratuits, fonctionnent tantôt bien, tantôt carrément très mal. C’est normal, « fonctionner bien » n’est pas leur préoccupation première mais parfois l’une des suivantes. La première est de gagner de l’argent.
C’est pourquoi, pour être un bon logiciel propriétaire (comme certains chiens sont des bons chiens), il s’agit plutôt de contraindre l’utilisateur, l’enfermer, éviter qu’il s’échappe vers un concurrent. Il y a pour cela plusieurs techniques simples. Par exemple, créer des formats propriétaires illisibles par les autres, en tout cas rendre tout ça le plus compliqué possible. L’autonomie de l’utilisateur est à proscrire, pour le bon logiciel propriétaire. Autonomie = liberté = impossible de capter l’utilisateur.
Le but à atteindre, à plus ou moins moyen terme, est de lui faire payer l’usage de ses propres données, au mieux avec du cash (en licences, en matériel, en inscriptions online, ...), au pire avec de la pub, s’il n’y a pas moyen de le pomper autrement (l’idéal étant de les cumuler). Pour tout ça, le logiciel propriétaire ou « privateur » (comme dit Stallman) excelle. Un monde où personne n’a jamais le bon pilote, la bonne carte ceci, le bon logiciel pour ouvrir cela, la dernière version du truc® qui fait que justement, ça va marcher, le générateur de code d’activation craqué mis à jour,...
Allons, plus qu’un dernier achat et ça va marcher. De toute façon, si on ne veut pas payer, on payera quand-même les logiciels propriétaires à l’achat d’un ordinateur (voir la campagne « Non aux racketiciels »)
Pendant qu’on cherche comment tout ça ne marchera jamais, les pubs défilent tranquillement, puis, encore, puis jaillissent de l’écran, en fondu, en pop-up, en fade-in transparent 3D®. A ça aussi, ça sert bien le logiciel privateur. C’est idéal même, une prouesse technique ! Non, je rigole pas, c’est du boulot ! Je comprends que ces logiciels soient payants. Ça coûte, tous ces systèmes de contraintes sur l’utilisateur !
Oui, si l’on recherche tout ça, il faut admettre (restons objectifs) que les logiciels « propriétaires » sont mieux faits que leurs « homologues » libres.
Sinon donc, pour info (j’allais oublier), il y a les logiciels libres.
Alors voilà, je sais que ça peut paraître absurde mais il existe des logiciels libres. C’est gratuit, ça marche bien, vous pouvez les copier, les donner, les modifier, ça doit juste rester libre et il y même un OS libre qui s’appelle GNU/Linux (Alleluia !) qui remplace Windows ou Mac, sans pratiquer ni répandre les désagréments vus plus haut.
Les gars qui font ça ? Oh, au départ c’est des gars qui pensent que si chacun d’eux met une petite part de travail dans un pot commun (les logiciels libres), ils disposeront d’excellents outils pour gagner leur vie de façon plus autonome, de la façon dont ils l’entendent, sans être dépendants d’une marque ou d’une autre.
Avec internet, tellement de gens ont collaboré que ces logiciels sont devenus de loin les meilleurs, les plus simples à utiliser (je sais, c’est dingue ce truc). Leur transparence et leurs formats ouverts sont devenus la seule voie pour une informatique utile, pratique, accessible à tous, participative, exploitant les possibilités de partage qu’offre internet.
Donc si vous choisissez cette dernière option des logiciels libres, félicitation pour votre perspicacité, et bien framasoft est un excellent site de référence en français sur le sujet.
Si vous êtes intéressés par Linux, vous pourrez peut-être trouver un parrain ici.
Au fait, ce site WEB a été réalisé de A à Z (le webmaster et les rédacteurs) avec des logiciels libres : le serveur Web (Apache), GNU/Linux Ubuntu, l’éditeur html Quanta, le CMS SPIP, The Gimp, Firefox, Audacity, et tant d’autres ...
Le logiciel libre existe !
l’éditeur d’images libre et gratuit. « The Gimp » fonctionne sous Windows, Mac et Linux.
Il remplace sans problème pour 99,99% des usages, le logiciel propriétaire Photoshop qui coûte quelques centaines d’€.
Quelle drôle d’idée de s’emmerder à pirater un logiciel qui ne désire pas qu’on l’utilise, alors qu’il en existe un autre qui est libre et dont le code est transparent et non caché.
Sur le site framasoft.net, une liste d’autres logiciels libres dédiés au traitement d’images.
l’éditeur audio libre et gratuit. « Audacity » fonctionne avec Windows, Mac et linux. Faire du son sur l’ordinateur.
sur le site framasoft, classés par catégories.
l’un des navigateur internet libre.